NaissancePrendre soin de la vie humaine

Comment gérer la douleur à la naissance?

Cette question m’a été posée récemment sur un site alternatif, resiway.

je voudrais y répondre plus longuement ici.

Les douleurs ressenties lors d’un accouchement sont des signaux transmis au cerveau par le système nerveux, afin de l’informer d’un état anormal, c’est-à-dire pathologique, d’une partie du corps, en l’occurrence la région du bassin sollicitée à l’accouchement.

les tissus musculaires subissent un stress auquel ils ne sont pas préparés, entraînant la production de toxines qui sont à l’origine des douleurs.

Pour éviter cela, la femme parturiente doit préparer son corps à l’effort physique d’endurance qui l’attend, en le détoxifiant et en le tonifiant.

Pour détoxifier son corps, Claire a eu souvent recours à un exercice physique d’endurance qu’elle apprécie particulièrement, la natation. L’exercice physique prolongé contribue à brûler les toxines.
Claire a aussi employé l’argile verte, diluée dans l’eau, pour boire et drainer les toxines par voie interne, et en cataplasme sur le bas-ventre pour une action à travers la peau.

Pour tonifier les tissus au niveau du bassin, Claire a pratiqué longuement la position accroupie dans la vie quotidienne, en alternance avec la position debout. Elle a répété des exercices de yoga pour femme enceinte et des exercices de contraction du périnée. Elle a aussi pratiqué des bains de siège dans l’eau froide.
Couplé à une vie bien rythmée suivant son horloge biologique, ce travail préparatoire lui a permis d’arriver en bonne condition physique à l’accouchement.
Mais pour gérer au mieux la douleur, nous ne nous sommes pas arrêté là.
Nous avons mis à profit les bienfaits de l’amour conjugal, de la proximité charnelle et de l’union, afin de créer à deux une ambiance détendue et paisible.
Une recherche ultérieure nous a permis de réaliser quel processus biochimique se produisait dans nos corps et était responsable de cette sérénité co-crée.
Il s’agit de la sécrétion d’hormones, les endorphines ou “hormones de l’amour “, qui ont un effet tranquilisant sur le cerveau, réduisant ou annulant la sensation de douleur, et même allant plus loin, d’après notre expérience, aidant le couple en train d’enfanter à vivre le processus de la naissance naturellement et paisiblement, en trouvant sa place dans l’harmonie préexistante, Claire davantage dans et à partir de son corps et moi davantage dans et à partir de mon esprit tourné vers le côté sensible, intuitif et confiant.
Cette double approche “se préparer” et “être dans la vibration d’amour ” nous a permis de vivre onze naissances de sans douleur (la 1ère) à avec un degré atténué et une durée réduite (quelques minutes).
Comme quoi le vrai anti-douleur, c’est l’amour :-).